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Le Maroc : 

la Silicon Valley 

de l’Afrique

Le Maroc : la Silicon Valley de l’Afrique

 

Uber, Airbnb, Ali Baba ou encore Amazon leur point commun ? Tous ont réussi et prospèrent grâce à un modèle économique innovant permis grâce à des programmes, des logiciels et des applications.  

 

Conscient de cette révolution numérique, l’Afrique développe de nombreuses stratégies dans le domaine de la technologie de l’information. Dans le lot des pays africains en voie de développement qui voit à travers ces technologies une opportunité à saisir, on retrouve le Maroc, leader Maghrébin. 

 

Au niveau du commerce électronique, le pays certes affecté par des problèmes de logistique ce commerce d’un nouveau genre croît rapidement. En effet, selon la Fédération Nationale du E-commerce, le Maroc (FNEM) comptabiliserait 500 sites de commerce électronique. 

 

Dans les secteurs du BPO (Business Process Outsoucring), ITO (Information Technology Outsourcing) et ESO (Engineering Service Outsourcing), le maroc est en phase de devenir le noyau central régional dans le domaine du BPO et  de l’offshoring en Europe. 

 

En effet en 2018, ce domaine a realisé un chiffre d’affaires à l’export de 10milliards de DH soit l’équivalent de 1 026 500 000,00 CHF, créant ainsi depuis 2014 environ 70'000 postes de travail. La création des postes arrivant derrière les monstres de l’industrie automobile et de l’industrie du textile.  

 

 

 


Des infrastructures et un plan mis en place 

 

A l’origine de cette effervescence positive, on retrouve l’implantation de 5 plateformes industrielles intégrées Casanearshore, Technopolis, Fes, Oujda, Tetouan Shore. Des plateformes à la pointe de la technologie et aux multitudes de service d’accompagnement répondant aux standards internationaux. 

 

Amine Zarouk président du pôle Offshoring de l’Apebi affirme que  

«Ce sont ces activités qui ont permis de faire monter en compétences les ressources humaines pour pouvoir accueillir des activités plus complexes comme l’ITO et l’ESO aujourd’hui» 

 

Cette dynamique a été accélérée avec le PAI, le plan d’accélération industrielle 2014-2020 du ministère de l’industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique du Royaume du Maroc. Une perspective sur 6 ans qui a relevé d’importants défis comme l’augmentation de la capacité d’absorptions des nouveaux actifs, la croissance de la part de l’industrie dans le PIB, ou encore le développement de la productivité par un appui ciblé au tissu industriel. 

 

Ce plan aura permis une démarche qui se base sur la notion d’écosystèmes industriels. Pour ainsi renforcer le Maroc à fournir de la main d’œuvre qualitatives dans l’ingénierie, l’informatique et l’industrie 4.0. 

 

A l’issu de ce plan l’objectif est la création de de 60.000 emplois directs et 18 milliards de DH de chiffre d’affaires à l’export. 

 

D’autres acteurs rentrent dans la course 

 

Le Maroc se frotte toutefois avec la concurrence de plus en plus basé sur le meilleur coût comme l’Europe de l’Est, le Sénégal ou encore Madagascar. Mais le Maroc peut compter sur des avantages non négligeables comme le coût de ses ressources, des niveaux de salaires mais aussi sa proximité avec les entreprises étrangères qui traitent avec eux comme la France, l’Espagne ou encore la Suisse. Autre avantage de taille les moyens incitatifs et l’exonération fiscale accordées par l’Etat. 

 

Des experts TI très demandés 

 

Les données n’ont jamais été aussi importantes que dans notre environnement économique, c’est pourquoi les experts de la technologie de l’information sont un des profils les plus recherchés sur le marché de l’emploi. Le Maroc ne manque pas de talents dans ce domaine grâce à ses infrastructures puisque selon une étude de 2018 faite par Rekrute.com, un site web marocain travaillant dans la recherche d’emploi indique à la suite d’une étude que 6 marocains sur 10 affirment avoir été contacté par un recruteur étranger durant les 12 derniers mois.  

 

En 2019, le domaine du numérique au Maroc rencontre malgré cela un manque de compétence. La Fédération marocaine des technologies de l’informations des télécomumincaiton et de l’offshoring (APEBI). « Plus de 600 ingénieurs marocains quittent le pays. Les grands opérateurs IT estiment que 3 entreprises étrangères viennent tous les 15 jours pour recruter une dizaine d’ingénieurs marocains. Il y a un grand manque de ressources humaines dans le secteur des nouvelles technologies. La situation est inquiétante », déclare la présidente de la fédération Saloua Karkri Belkeziz. 

 

Pour contrer cette situation exceptionnelle. La méthode d’embauche des étrangers a été facilitée. Un système en partenariat avec l’Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) été mis en place. 

Cela veut dire que le délai pour obtenir un visa de contrat de travail  

 

D’une part, le délai d’obtention du visa de contrat de travail a été passé à 48 h et de l’autre côté le prix a été revu en passant de 5000 DH à 1500 DH. 

 

En d’autres termes les entreprises marocaines peuvent recruter des profils étrangers compétents en informatique dans un délai réduit. 

Abdelmounime El Madani, Directeur Général de l’ANAPEC explique « Les ressources humaines dans le secteur des technologies de l’information se font rares. C’est une situation aberrante pour un secteur stratégique et producteur. Pour combler ce déficit, nous avons décidé en concertation avec l’APEBI de lancer le certificat CQP qui permettra aux professionnels de répondre immédiatement à leurs besoins ». En d’autres termes L’APEBI a décidé d’un programme pour former les diplômés scientifiques à une reconversion. 

 

Ce sont alors plusieurs milliers de scientifiques libres pour les entreprises. Une bouffée d’oxygène pour les entreprises dans le besoin de recruter des personnes extrêmement compétentes dans leur métier. 

 

Les pays se tournent vers l’expertise Made In Maroc 

 

L’Europe n’est pas la seule à désirer des profils expérimentés dans la technologie de l’information. En effet début octobre l’ambassade de l’Inde a déclaré que le Centre d’excellence en technologies de l’information, soit le CEIT, a commencé son cours produit de la volonté de coopération technique et économique indienne (ITEC). 

ITEC propose une formation qui se trouve en Inde au Maroc. Ce sont plus de huitante marocains experts qui se sont inscrits. 

Cette collaboration entre l’Inde et le Maroc s’étend au-dela du domaine du TI à travers le tourisme, la diplomatie, les investissements mais aussi le commerce puisque’à partir du début 2018 c’est plus de 1,5 milliard de dollars US en échanges commerciaux. 

Depuis 2018, la relation entre le Maroc et l’Inde est à son paroxysme avec notamment un accord sur les services aériens, des initiatives dans la sécurité, mais aussi un programme de registres sociaux. 

 

En plus de l’Inde la Belgique a senti le bon filon puisque l’Anapec lui choisi certains profils qui pourront par la suite profiter d’un contrat d’une année en Belgique pour après se voir recevoir un contrat fixe. 

 

Le maroc, affaire à suivre…. 

  Pour conclure, le Maroc en tant que pays émergeant propose des avantages concurrentiels inégalables soit une main d’œuvre extrêmement compétente dans le secteur de l’information technologique à coût correct. Dans une société ou le numérique possède une place majeure, les profils marocains sont très recherchés par les entreprises marocaines ainsi que les entreprises étrangères qui voit en ces ingénieures des connaissances et de la rigueur. Actuel leader Africain en la matière, il devra se montrer de plus en plus avantageux car la concurrence fait rage dans le secteur de l’IT.